vendredi 13 juillet 2012

THE AMAZING SPIDER-MAN

1h41 - Sortie le 4 Juillet 2012

Un film de Marc Webb avec Andrew Garfield, Emma Stone, Rhys Ifans et Charlie Sheen
Abandonné par ses parents lorsqu’il était enfant, Peter Parker a été élevé par son oncle Ben et sa tante May. Il est aujourd’hui au lycée, mais il a du mal à s’intégrer. Comme la plupart des adolescents de son âge, Peter essaie de comprendre qui il est et d’accepter son parcours. Amoureux pour la première fois, lui et Gwen Stacy découvrent les sentiments, l’engagement et les secrets. En retrouvant une mystérieuse mallette ayant appartenu à son père, Peter entame une quête pour élucider la disparition de ses parents, ce qui le conduit rapidement à Oscorp et au laboratoire du docteur Curt Connors, l’ancien associé de son père. Spider-Man va bientôt se retrouver face au Lézard, l’alter ego de Connors. En décidant d’utiliser ses pouvoirs, il va choisir son destin…

La Moyenne des Ours : 3,8/5

L'opinion de Tinette : 4/5
Mon super héros préféré, alors même si ca pue le fric, et les magouilles de boites de prod, bah j’y vais. Et je n’ai pas été déçue. Du tout. Pour une fois j’ai trouvé la 3D utile et belle. Les points de vue subjectifs dans la ville de New York sont vraiment une grande réussite.
Niveau casting, ils sont bons. Rien de bien incroyable mais chacun est bien dans son rôle.
Pour ce qui est du scenario en soit, on m’a dit qu’il est beaucoup plus fidèle aux comics, que lui a eu le cran d’installer Gwen Stacy malgé ce qui doit lui arriver très bientôt. La transformation de Spidey m’a parue un peu longue, mais plus réaliste (dans la mesure du possible) que dans la précédente série.
Bon comme on pouvait s’y attendre il y a des clichés obligatoires dans ce genre de film, mais celui la a l’intelligence de mettre un petit peu d’humour. Des phrases, situations assez comiques, mais qui ont un sens avec le personnage et son caractère.
Voila, un très bon divertissement. J’irai bien le revoir bientôt.

Le point de vue de Pépite : 4/5 
Un reboot de la saga Spider-man, déjà ?! Je ne croyais pas du tout dans ce projet, et puis des noms sont sortis, et tout de suite ça m’a fait rêver. Andrew Garfield ?! La grosse révélation du magnifique film indé anglais Boy A ? Emma Stone, Rhys Ifans, Marc Webb ? Allez, j’achète ! Sam Raimi a toute mon appréciation, Tobey MacGuire plus ou moins… Mais j’accepte de rentrer à nouveau dans cet univers en changeant de chefs d’orchestres et d’interprètes. Et le résultat est plutôt satisfaisant ! 
Andrew Garfield est sans surprise très bon, il redonne vie à Spider-man de façon simple et élégante, le temps où le geek était ignoré ou maltraité est loin. Parker est certes un « marginal », dans le sens où il est hors de cet univers du lycée, mais cette fois c’est par choix. Choix qui a probablement quelque chose à voir avec le fait qu’il est orphelin : cela a une vraie incidence sur sa vie. C’était déjà le cas dans la saga précédente, mais on ne nous proposait aucune piste quant à la disparition de ses parents. Tout un pan de l’histoire d’un individu – les parents, était quasiment occulté. Ici, c’est un point central qui lie entre eux tous les personnages. 
Outre certains détails obligatoires du film de super-héros (moments héroïques, les hommes simples aident le héros alors que la police essaie de démontrer que c’est un hors-la-loi, etc., autant de moments « obligatoires » inhérents au genre qui semblent pourtant avoir été rajoutés sur un scénario très réussi sans ces détails), l’histoire n’est pas trop cliché ce qui permet aux comédiens de servir leurs personnages. Certes, le cinéma Américain utilise encore des jeunes adultes pour jouer des vieux adolescents, mais Garfield et Stone n’omettent pas la réalité de leurs âges. Ils sont gauches, ils ont peur, ils sont maladroits, penauds, touchants, etc. 
The Amazing Spider-Man est plutôt amazing en effet, c’est un bon moment d’entertainment, servi par de bons comédiens. Bon, Le Lézard n’est pas aussi charismatique que le Bouffon Vert ou que le génial Dr Octopus, m’enfin… Une prochaine fois ? 

STARBUCK

1h41 - Sortie le 27 Juin 2012

Un film de Ken Scott avec Patrick Huard, Julie Le Breton et Antoine Bertrand 
Alors qu’il s’apprête à être père, David Wosniak, éternel adolescent de 42 ans, découvre être le géniteur anonyme de 533 enfants déterminés à le retrouver.

La Moyenne des Ours : 3,8/5

La pensée de Juani : 4.5/5
Des personnages touchants, en plus j'adore l'accent et le parlé québécois. Des situations attendrissantes et tordantes. Un sujet pour le moins original. Une comédie indé. Que demander de plus?!

L'opinion de Tinette : 3/5
J'avais peut être un peu la tête ailleurs le jour ou j'ai été le voir, mais j'ai eu des moments ou je me suis dis "c'est trop long là". Voila le seul soucis que j'ai pu trouver a ce film. Une bonne comédie Quebecoise, comme on en voit pas assez. On rit, et pour une fois, on rit propre, on rit intelligent.
On voit de beaux moments, de belles relations, on est émus avec un pitch qui ne nous y préparaient pas. C'est un bon film, un beau film et une belle comédie qui manque peut être de quelques rebondissements.

Le point de vue de Pépite : 5/5 
Mais « who the fuck est Starbuck ? » Starbuck est un personnage de cinéma excellent, présent dans un film et un univers tout aussi géniaux ! Par l’intermédiaire d’une histoire (vraie) complètement loufoque, Ken Scott réussi à nous livrer une comédie humaine très drôle, très belle et très juste. Parce qu’en effet, Starbuck ne se contente pas d’être une comédie. Le personnage principal, ce « Masturbator » au grand cœur, est un grand gaillard paumé, plutôt looser, qui veut bien faire. Sa copine est enceinte mais ne lui fait pas confiance. Ses parents et ses frères savent qu’il a beaucoup de cœur mais qu’il n’a aucune motivation pour faire quelque chose de sa vie. Contre toute attente, c’est la découverte de l’existence de ses 533 enfants qui va lui donner envie de réussir. Mais, il n’a pas l’habitude de bien faire, ce qui crée des situations abracadabrantes tout simplement géniales, ainsi que des séquences d’émotion très fortes. Je pense être ressorti de ce film changé, et profondément ému. Je ne peux que vous conseiller de foncer voir ce film, qui constitue pour moi la vraie pépite de ces derniers mois, et de l’été peut-être ! 

LA PART DES ANGES (THE ANGEL'S SHARE)

1h41 - Sortie le 27 Juin 2012

COMPÉTITION OFFICIELLE : FESTIVAL DE CANNES 2012
PRIX DU JURY

Un film de Ken Loach avec Paul Brannigan, John Henshaw, Gary Maitland, William Ruane Jasmin Riggins
À Glasgow, Robbie, tout jeune père de famille, est constamment rattrapé par son passé de délinquant. Il croise la route de Rhino, Albert et la jeune Mo lorsque, comme eux, il échappe de justesse à la prison mais écope d’une peine de travaux d’intérêts généraux. Henri, l’éducateur qu’on leur a assigné, devient alors leur nouveau mentor en les initiant secrètement… à l’art du whisky ! De distilleries en séances de dégustation huppées, Robbie se découvre un réel talent de dégustateur, bientôt capable d’identifier les cuvées les plus exceptionnelles, les plus chères. Avec ses trois compères, Robbie va-t-il se contenter de transformer ce don en arnaque - une étape de plus dans sa vie de petits délits et de violence ? Ou en avenir nouveau, plein de promesses ? Seuls les anges le savent…

La Moyenne des Ours : 4/5

Le point de vue de Pépite : 4/5 
Ken Loach qui réalise un film profondément positif, drôle et touchant ! Oui, vous m’avez bien entendu, son dernier film, La part des anges est comme un hymne à la jeunesse, un cri d’espoir qui nous montre que tout n’est pas fini, même pour ces « misfits », ces jeunes délinquants qui semblent pourtant perdus. Le malheur et la violence ne sont pas absents de ce film pour autant, Robbie, le personnage principal, doit faire des travaux d’intérêts généraux justement à cause de sa tendance à castagner. Une séquence très forte le présente d’ailleurs confronté à une ancienne victime et ses parents. 
La dégustation de whisky est à réaliser avec modération, mais peut sauver des jeunes délinquants ! Un pari fou, osé par Ken Loach et selon moi très réussi. Avant d’être le prix du jury, il était mon prix du jury, mon coup de cœur duquel je suis sorti un sourire d’une oreille à l’autre. Ce même sourire qui n’abandonnait pas le visage des jeunes comédiens du film qui cherchaient des photos d’eux dans la boutique des Photographes des marches lorsque moi, simple festivalier, faisait de même. Vous avez pas mal de films à aller voir je pense, arrêtez de lire et faites-vous votre propre fête du cinéma ! 

THE RAID

1h51 - Sortie le 20 Juin 2012

Un film de Gareth Evans avec Iko Uwais et Joe Taslim 
Au cœur des quartiers pauvres de Jakarta, se trouve une citadelle imprenable dans laquelle se cache le plus dangereux trafiquant du pays. Une équipe de policiers d’élite est envoyée donner l’assaut lors d’un raid secret mené aux premières lueurs du jour. Mais grâce à ses indics, le baron de la drogue est déjà au courant et a eu amplement le temps de se préparer. A l’instant où le groupe d’intervention pénètre dans l’immeuble, le piège se referme : les portes sont condamnées, l’électricité est coupée et une armée d’hommes surentrainés débarque. Piégés dans cet immeuble étouffant, les policiers vont devoir se battre étage après étage pour avoir une chance de survivre.

La Moyenne des Ours : 3/5

Le point de vue de Pépite : 3/5 
Le matraquage publicitaire n’est plus un élément qui fera que j’irai voir un film. Peut-être il y a quelques années, mais depuis que je m’intéresse vraiment au cinéma et que je suis un certain nombre de sites internet de News ciné qui m’apprennent deux ans à l’avance qu’un film va se faire, lorsqu’arrive le moment de la sortie, j’ai été prévenu. Mais pas toujours. Pour The Raid, les affiches reprenant des extraits de critiques de magazines ou de spectateurs issus des réseaux sociaux m’ont intriguées. J’y suis finalement allé et quelle claque ! Au premier sens du terme surtout, car The Raid est un film d’action vertigineux et un film de combat brillamment chorégraphié et monté. L’histoire est plutôt simple mais c’est surtout dans ses séquences d’action que le film décolle vraiment. Tout est utilisé dans cet immeuble, il n’y a strictement aucun élément du décor, aucun accessoire, aucune possibilité qui ne soit pas explorée. On a tout utilisé à un étage ? Et bien on utilise une hache pour défoncer le sol et arriver à l’étage inférieur, c’était « aussi simple » que ça ! De la testostérone, de l’agilité, des prouesses physiques, etc., The Raid est véritablement un film explosif, dans tous les sens du terme. Et la musique, intéressante, est signée Mike Shinoda, l’excellent producteur/rappeur de Linkin Park ! Petite valeur ajoutée de bon goût.

L'OMBRE DU MAL

1h51 - Sortie le 20 Juin 2012

Un film de James McTeigue avec John Cusack, Luke Evans, Brendan Gleeson et Alice Eve
Edgar Allan Poe n’aurait jamais imaginé qu’un de ses "admirateurs" serait assez fou pour recréer les horribles crimes nés de ses délires littéraires ; assez pervers pour l’obliger à devenir son biographe et à narrer par le menu ses sanglants exploits, mis en scène avec une précision diabolique ; assez cruel pour lui enlever la femme de sa vie et l’ensevelir en lui laissant tout juste quelques heures pour la sauver… Pour un écrivain, rien n’est plus troublant que de voir ses fictions prises au pied de la lettre, et ses personnages de fiction s’incarner dans le monde réel. Mais pour l’auteur des "Histoires extraordinaires", l’enjeu est de retrouver au plus vite son "double" démoniaque pour éviter de sombrer lui-même dans une folie sans retour…

La Moyenne des Ours : 2,8/5

Le point de vue de Pépite : 3/5 
« Then the bird said, `Nevermore.' » Et si, encore un film utilisant cette source vraisemblablement inépuisable d’inspiration induite dans l’univers d’Edgar Allan Poe. Dans ce film, Poe est carrément le personnage principal, qui vit ses derniers jours sans encore le savoir (le « spoil » intervient dès le début du film, je ne viens pas gâcher votre appréciation du film !). Le postulat de départ étant clair : la mort de Poe reste une énigme, et le réalisateur va nous raconter une des possibles réponses. Un meurtrier s’inspire des poèmes et romans de Poe pour tuer, et un policier est assez malin pour comprendre que c’est un jeu de pistes auquel doit jouer Poe. Le film est de bonne facture, décors et accessoires nous renvoient à l’époque de Poe. John Cusack interprête d’ailleurs le romancier d’une façon très intéressante qui n’est pas sans rappeler le Sherlock Holmes de Guy Ritchie, Robert Downey Jr. Au final, le jeu de piste est intéressant et le méchant bien « caché ». C’est un film plutôt sympathique, à louer lorsqu’il sera en DVD pour des soirées d’hiver… Pas tout de suite quoi ! 

BABY-SITTER MALGRÉ LUI

1h40 - Sortie le 13 Juin 2012

Un film de David Gordon Green avec Jonah Hill et Sam Rockwell
Lorsque le plus mauvais des baby-sitters embarque les trois pires enfants au monde pour une nuit mouvementée et inoubliable à travers les rues de New York, il est impossible de dire qui en sortira indemne…

La Moyenne des Ours : 3/5

Le point de vue de Pépite : 3/5 
J’ai vu ce film dans l’avion pour passer le temps, et au final j’ai trouvé cette comédie plutôt réussie. Nuançons, l’histoire est connue puisqu’elle est un amalgame de tout ce qui se fait aux US depuis le début du règne Apatow (règne qui bat de l’aile soit dit en passant) : Jonah Hill, une histoire de baby-sitting avec des gamins insupportables (et des cas sociaux, oui l’un des enfants est un pyromane latino-américain…), une histoire de sexe et de « lutte des classes » populaire/pas populaire (il fait du oral sex à celle qu’il considère comme sa petite amie, mais celle-ci ne lui « retourne pas la politesse »… C’est du Apatow right ?!) et surtout une histoire de drogue (Sam Rockwell est génial en dealer déjanté). Toutes ces histoires se mêlant vous vous retrouvez devant une comédie rythmée, plutôt amusante et réussie. Louez le DVD éventuellement, ou offrez-le à votre petit neveu et profitez-en pour le regarder.

DES SAUMONS DANS LE DÉSERT

1h47 - Sortie le 6 Juin 2012

Un film de Lasse Hallström avec Ewan McGregor, Emily Blunt et Kristin Scott Thomas
Lorsqu’un richissime cheikh du Yémen se met en tête d’introduire des saumons dans les rivières de son pays, tout le monde pense qu’il s’agit d’une pure folie. Pourtant, entre volontés politiques et coups du destin, une jeune chargée d’affaires, Harriet, et un scientifique, Fred, vont se retrouver obligés de concrétiser ce rêve insensé. Même si le projet est un vrai casse-tête, l’aventure tombe plutôt bien pour Fred et Harriet, dont la vie privée n’est pas au beau fixe… À travers les voyages, les rencontres et les innombrables péripéties que ce programme surréaliste occasionne, tous deux vont découvrir l’existence sous un jour différent. La pêche miraculeuse du cheikh va-t-elle servir d’appât à l’amour ?

La Moyenne des Ours : 3/5

Le point de vue de Pépite : 3/5 
Mon appréciation de ce film tient à « peu de choses » : le casting et quelques scènes très drôles. Ewan McGregor est excellent, il compose ici un personnage que je ne lui avais jamais vu, à la fois sûr de lui et paumé, rangé et ennuyeux mais plein d’énergie et d’audace. Il réagit avec un humour déconcertant à la proposition qu’on lui fait : mettre des saumons dans le désert afin qu’un émir puisse s’adonner à la pêche à la mouche. En face de lui, Emily Blunt est tout simplement superbe, charmante et ravissante comme à chaque fois, elle est ici pleine de vie et pleine d’espoir dans ce projet fou. Le côté qui m’a moins intéressé était sa relation avec un soldat anglais qui doit partir en Afghanistan et qui est déclaré MIA (missing in action). Cet événement crée une histoire parallèle à la préoccupation « principale » de la pêche qui ne me semble pas avoir complètement sa place dans l’intrigue. Mais bon, plus loin dans le film ça a sa petite utilité alors pourquoi pas… Le dernier élément du casting qui d’ailleurs a beaucoup avoir avec les quelques scènes très drôles de ce film est Kristin Scott Thomas, tout simplement exquise dans son rôle de chargée de communication du gouvernement britannique. Ses conversations par iChat avec les membres de ce gouvernement, notamment le 1er ministre, sont tout simplement tordantes et rajoutent une petite touche d’humour noir et politique qui corsent un peu le film pour le rendre très intéressant. Au final, une jolie histoire d’amour et d’espoir avec deux supers comédiens, et un côté comédie très réussi sur certaines scènes.

21 JUMP STREET

1h49 - Sortie le 6 Juin 2012

Un film de Phil Lord et Chris Miller avec Jonah Hill et Channing Tatum
Au lycée, Schmidt et Jenko étaient les pires ennemis, mais ils sont devenus potes à l’école de police. Aujourd’hui, ils sont loin de faire partie de l’élite des flics, mais ça pourrait changer… Mutés dans l’unité secrète de la police, l’équipe du 21 Jump Street, dirigée par le capitaine Dickson, ils vont troquer leur arme et leur badge contre un sac à dos et se servir de leur physique juvénile pour infiltrer un lycée. Le problème, c’est que les ados d’aujourd’hui ne ressemblent pas du tout à ceux de leur époque. Schmidt et Jenko pensaient tout savoir des jeunes mais ils sont complètement à côté de la plaque. Ils vont aussi vite s’apercevoir que certains problèmes de leur propre adolescence sont loin d’être réglés. Les revoilà face aux angoisses et aux terreurs des ados, avec une mission en plus…

La Moyenne des Ours : 1,8/5

Le point de vue de Pépite : 2,5/5
« Le gouvernement recycle des vieux programmes des années 80 et espère que l’on va se rendre compte de rien » : c’est ainsi que le commandant black ultra cliché de l’unité du 21 Jump Street accueille les deux nouvelles recrues Jonah Hill et Channing Tatum (vraie nouvelle recrue de la comédie pour le coup). Joli clin d’œil et pied-de-nez au principe même du film : recyclons la vieille série des années 80 qui avait contribué à lancer la carrière de Johnny Depp, et espérons en faire un carton ! En fait, le pari n’est pas raté, au contraire. Malgré une histoire attendue et quelques moments clichés, la sauce prend doucement et on se surprend à rire de certaines situations. Channing Tatum est surprenant tant on découvre qu’il peut admirablement jouer la comédie et Jonah Hill (au top de sa forme, littéralement, il a vraiment beaucoup minci !) arrive toujours à faire rire selon une méthode qu’il est l’un des seuls à connaître (bon, il y a toute la famille Apatow qui connaît la méthode, m’enfin). 21 Jump Street est un film amusant, à savourer entre potes comme des ados décérébrés. Veuillez noter l’apparition d’une Guest Star très attendue, qui aurait accepté de participer au film à une seule condition : en prendre plein la gueule…

MADAGASCAR 3 : BONS BAISERS D'EUROPE

1h33 - Sortie le 6 Juin 2012

Un film de Eric Darnell, Tom McGrath, Conrad Vernon avec les voix de Ben Stiller, Chris Rock, David Schwimmer et Jessica Chastain
De retour d’Afrique, où leur dernière aventure les avait menés, Alex et ses fidèles amis Marty, Gloria et Melman aspirent désormais à rentrer chez eux, à New York, et à retrouver le cadre familier du zoo de Central Park. Autant dire qu’ils sont prêts à tout pour y parvenir ! Alors que King Julian, Maurice et les Pingouins se joignent à eux, leur nouvelle expédition rocambolesque les conduit en Europe où ils trouvent la couverture idéale : un cirque ambulant dont ils deviennent les héros – façon Madagascar bien sûr !

La Moyenne des Ours : 3/5

Le point de vue de Pépite : 3/5
L’équipe de Madagascar 3 ose tout, et ça lui réussit ! Ils ont décidé de décentrer la cible habituelle des enfants pour lorgner du côté des adolescents et des parents et c’est très bien ! On a le droit à des jeux de mots osés, à des scènes complètement absurdes (un éléphant tombe sur un enfant, qui se retrouve alors enfoncé dans son… derrière !?) qui permettent aux comédiens de se renouveler (surtout le lion Alex et le zèbre Marty dirons-nous, les autres compères étant plutôt sous-exploités au profit des nouvelles têtes européennes). On rit beaucoup dans ce nouvel opus complètement loufoque que je conseille autant aux petits qu’aux grands (grands, qui comprendront quant à eux 100% du film).

jeudi 12 juillet 2012

PEACE, LOVE ET PLUS SI AFFINITÉS

1h39 - Sortie le 30 Mai 2012

Un film de David Wain avec Paul Rudd, Jennifer Aniston et Justin Theroux 
George et Linda sont à bout de forces, de nerfs, d’argent… Stressés par le rythme infernal de Manhattan, endettés par un train de vie trop luxueux, la perte simultanée de leurs emplois respectifs les oblige à quitter New York. En dernier recours, le couple demande l’hospitalité au frère crétin de George, Rick et à sa soiffarde d’épouse, Marisa. 
En route pour Atlanta, George et Linda découvrent par hasard une communauté hippie d’un autre temps. Dans ce havre idyllique et ultra-permissif, leur vie de couple s’épanouit quelque temps, mais le "choc culturel" se révèle perturbant, et de nouveaux problèmes ne tardent pas surgir…

La Moyenne des Ours : 0,3/5

Le point de vue de Pépite : 0,5/5
Ce film cliché et nauséabond a de la chance d’avoir Paul Rudd. C’est le seul qui est sympathique à voir dans cette comédie ratée qui multiplie les scènes inutiles et mauvaises. Je n’irai pas plus loin, mais je vomis presque ce film. Qu’il est bon de déverser son mépris lorsqu’un film le mérite… « Le téléchargement tue les artistes, alors choisissez bien vos cibles »… Et bien téléchargez-le, mais ne prenez aucun risque et ne le regardez pas !

L'opinion de Tinette : 0/5
Absolument fan de Friends, un film qui réunit Paul Rudd et Jennifer Aniston, depuis "L'objet de mon affection" et LA série de la vie, je ne pouvais qu'aller le voir. A ce jour, je me demande encore comment ce film a pu être produit.. Mais quelle bouse ! Oui ce n'est pas constructif comme critique mais là vraiment...
Ce n'est pas drôle. Non c'est vulgaire, c'est mal joué, le scénario ne tient absolument la route, mais même pas trente secondes hein. C'est ridicule... C'est une grande perte de temps plus qu'autre chose. Une catastrophe.

7 JOURS À LA HAVANE


2h09 - Sortie le 30 Mai 2012

Un film de Benicio Del Toro, Pablo Trapero, Julio Medem, Elia Suleiman, Gaspard Noé, Juan Carlos Tabio et Laurent Cantet 
Instantané de la Havane d’aujourd’hui : un portrait contemporain d’une ville éclectique à travers un film composé de 7 chapitres réalisés par Benicio del Toro, Pablo Trapero, Julio Medem, Elia Suleiman, Gaspar Noé, Juan Carlos Tabío et Laurent Cantet. À travers leurs différentes sensibilités, origines et styles cinématographiques, ils ont saisi l’énergie et la vitalité qui rendent cette ville unique. Chaque chapitre raconte une journée de la semaine, à travers le quotidien d’un personnage différent. Loin des clichés, ce film a pour vocation de faire résonner l’âme de cette ville hétéroclite au fil des quartiers, des ambiances, des générations et des cultures.

La Moyenne des Ours : 2/5

Le point de vue de Pépite : 2/5
Ah quel dommage ! J’étais tellement motivé par ce film ! Réunir 7 réalisateurs (tous plutôt intéressants) autour de la capitale cubaine pour faire un film « à la Paris, je t’aime ou New York, I love you » était très prometteur ! Et bien 7 jours à la Havane souffre énormément de son principe fédérateur. Oui, les films à sketches peuvent être très inégaux mais Paris, je t’aime s’en était très bien sorti à l’exception d’un ou deux courts métrages qui cassaient le rythme. Ici, c’est beaucoup plus compliqué. 
Le segment qui m’a le plus intéressé et celui de Gaspard Noé qui fonctionne comme un court métrage très indépendant du reste du film. Il traite de l’homosexualité féminine et de sa reception dans un univers très religieux, entre religion catholique et le vaudou, appelé à Cuba « Santeria ». En effet, une jeune fille retrouvée au lit avec une autre jeune fille est emmenée par ses parents dans une sorte de marécage où elle subit un rituel étrange. Le film est très beau et très poétique et également très silencieux. À part les incantations du chamane, il n’y a que les bruits du marécage et de sa faune.
A l’exception de ce court très intéressant, le reste du film est très inégal. Outre un Elia Suleiman en Tati contemporain très drôle dans son mutisme (mais qui répète la formule jusqu’à épuiser) ou un Emir Kusturica alcoolique touchant, le reste est bavard et incertain. Sans compter l’inutile et mauvais segment de Laurent Cantet, qui présente un personnage principal insupportable qui demande à ce qu’un bassin soit construit pour sa vierge Marie, qui lui serait apparue en rêve… Et les voisins tous en cœur s’empressent de réaliser chaque détail de son rêve, du bassin aux peintures en passant par la robe jaune qu’elle se doit de porter… Beau ? Non, insupportable.
En un mot, vivement une édition DVD permettant de séparer ses courts qui gagnent parfois à être vus… mais pas tous ! 

ON THE ROAD

2h20 - Sortie le 23 Mai 2012

COMPÉTITION OFFICIELLE : FESTIVAL DE CANNES 2012

Un film de Walter Salles avec Garrett Hedlund, Sam Riley et Kristen Stewart 
Au lendemain de la mort de son père, Sal Paradise, apprenti écrivain new-yorkais, rencontre Dean Moriarty, jeune ex-taulard au charme ravageur, marié à la très libre et très séduisante Marylou. Entre Sal et Dean, l’entente est immédiate et fusionnelle. Décidés à ne pas se laisser enfermer dans une vie trop étriquée, les deux amis rompent leurs attaches et prennent la route avec Marylou. Assoiffés de liberté, les trois jeunes gens partent à la rencontre du monde, des autres et d’eux-mêmes.

La Moyenne des Ours : 2,8/5

Le point de vue de Pépite : 3,5/5
Walter Salles, réalisateur du magnifique Carnet de voyage, a voulu trop en faire. Les jeunes comédiens sont sublimes, la photographie et la mise en scène magnifiques, l’histoire très belle, très vive, très forte. Mais le tout est hélas trop long. En effet, Walter Salles a voulu adapter en long en large et en travers le roman culte de Jack Kerouac constitué de nombreux allers retours aux Etats-Unis et au Mexique de jeunes rebelles avides de vie. Alors que les scènes fonctionnent très bien au sein d’elles mêmes, rythmiquement et esthétiquement (les comédiens notamment insufflent tellement de vie aux images d’Eric Gautier qu’ils crèvent parfois littéralement l’écran), le rythme général du film est incertain. Le passage du temps est surtout inscrit dans les dialogues et pas vraiment dans le film lui-même, ce qui peut désespérer. J’étais tellement avide de découvrir ce film que j’ai savouré pleinement chaque scène sans ressentir vraiment d’ennui, mais il est certain que ce n’était pas le cas de tout le monde autour de moi. Certes, les projections cannoises sont pleines d’insatisfaits bruyants qui le font savoir, mais je sais que même au fond d’une salle de cinéma lambda, il y aura des insatisfaits, des ennuyés, des spectateurs qui auraient probablement voulu que Walter Salles se focalise sur un seul voyage à travers les Etats-Unis et cela afin de rendre justice aux personnages et aux comédiens qui donnent toute leur âme à ce film, de manière peut-être un peu vaine au vu de sa longueur.

JE TE PROMETS - THE VOW


1h44 - Sortie le 16 Mai 2012


Un film de Michael Sucsy avec Channing Tatum et Rachel McAdams
Paige et Leo étaient un jeune couple heureux, jusqu’à l’accident… Si Leo s’en sort indemne, Paige se réveille de son coma en ayant tout oublié des cinq dernières années de sa vie. Elle n’a plus aucun souvenir de Leo ni de ce qu’ils ont vécu. Son mari est un inconnu… Paige découvre une vie dont elle ignore tout – la sienne. Elle se croit encore fiancée à Jeremy, un homme d’affaires toujours amoureux d’elle, et a beaucoup de mal à accepter Leo et son style de vie bohème… Incapable d’aider sa femme à retrouver ses souvenirs, Leo va perdre la seule personne qui ait jamais compté pour lui. Prêt à tout, il décide de recommencer à zéro et de reconquérir Paige comme s’ils venaient juste de se rencontrer. Un grand amour peut-il naître deux fois ?

La Moyenne des Ours : 2,3/5

Le point de vue de Pépite : 3/5
J’ai apprécié ce film, en toute honnêteté. J’aurais pu faire « mon mec » et tout simplement cracher de base sur ce film romantico-cliché sur un couple parfait aux prises avec l’amnésie de la femme quant à toute son histoire avec son homme. Rachel McAdams, Channing Tatum ? Really ? Pff… Et bien non ! 
De base ce film n’a rien d’une comédie romantique. Elle tire sa filiation de l’univers « chick flick » plutôt du côté de N’oublie jamais de Nick Cassavetes, dans le sens où c’est une histoire d’amour contrariée par l’amnésie de l’un des partenaires (on pourrait ouvrir une large comparaison d’ailleurs) et que le registre de la comédie n’est que ponctuel. 
Si elle peut être parfois clichée cette histoire d’amour, c’est parce que forcément elle obéit à un certain nombre de codes du genre. Mais retirez les codes de l’hémoglobine, du suspense et du gore du film Maniac de Franck Khalfoun et vous ne retrouverez plus son appartenance au genre film d’horreur. Quels sont ces codes alors dans The Vow ? Un joli couple (et oui les comédiens sont « beaux » et Channing Tatum n’est pas entièrement bodybuildé pour une fois !), de la musique parfois très empathique, des dialogues plein d’amour qui ne peuvent être le fruit que d’un scénariste inspiré mangeant de la glace au chocolat devant une comédie romantique.
Mais si le mélange tient bien, c’est parce que le film raconte avant tout le combat intérieur que peuvent mener nos deux protagonistes. On nous donne à voir les deux versions. Ma femme que j’aime tant m’a complètement oublié, je ne suis qu’un étranger pour elle. J’ai tout oublié, cet homme me dit être mon mari, il dit m’aimer mais je ne me souviens plus, rien de toute cette vie ne me ressemble. Les deux comédiens sont d’ailleurs plutôt bons car ils nous donnent à voir toutes les émotions contradictoires par lesquelles ils peuvent passer dans cette situation peu ordinaire. 
Au final, je n’ai pas peur de dire que ce film m’a globalement plu, malgré ses nombreux défauts ; ce n’est pas un mauvais film.

MEN IN BLACK 3

1h44 - Sortie le 23 mai 2012

Un film de Barry Sonnenfield avec Will Smith, Josh Brolin et Tommy Lee Jones
En quinze ans de carrière chez les Men in Black, l’agent J a vu beaucoup de phénomènes inexplicables… Mais rien, pas même le plus étrange des aliens, ne le laisse aussi perplexe que son partenaire, le sarcastique K. Lorsque la vie de K et le destin de la Terre sont menacés, l’agent J décide de remonter le temps pour remettre les choses en ordre. Il va alors découvrir qu’il existe certains secrets de l’univers que K ne lui a jamais révélés. Il est cette fois obligé de faire équipe avec l’agent K, plus jeune, pour sauver la vie de son partenaire, l’agence, et l’avenir même de l’humanité…

La Moyenne des Ours : 2,3/5
L'opinion de Tinette : 2/5
J'avais adoré les deux premiers. Mais la j'ai eu le sentiment qu'on m'offrait une arnaque. Je n'ai rien trouvé de l'univers de la relation qu'avaient les deux personnages principaux pour la bonne et simple raison qu'on va dans le passé et donc les personnages n'ont pas tous le même age. Je n'ai pas trouvé ça drole. C'est un bon divertissement je pense si on ne tient pas aux premiers films comme moi. Et alors le détail de trop reste l'espèce de pseudo relation qu'ils tentent d'installer entre les deux personnages il y a fort fort lointain alors que dans le premier film il est bien montré qu'ils ne se connaissent absolument pas.
Je pense vraiment qu'ils auraient pu s'abstenir.

Le point de vue de Pépite : 3/5

Je crois qu’avec Men in Black III je comprend (presque) enfin cette manie de vouloir faire des suites, encore et encore. Qu’il est bon de retrouver un univers familier, des comédiens que l’on connaît, des personnages qui n’ont plus de secrets pour nous (qu’on croit !). Et l’univers farfelu de Men in Black ne déroge pas à la règle. Ça fait du bien de retrouver J et K ! Mais le mieux, c’est que ça ne dure pas. En effet, on perd assez vite de vue Tommy Lee Jones/K pour le retrouver avec 40 ans de moins en la personne de Josh Brolin/K. Ce tour de passepasse nous permet de découvrir plus de choses sur ce personnage énigmatique ainsi que ses relations avec O (la nouvelle dirigeante dans le présent Emma Thomson / une jeune secrétaire Alice Eve). Le film est avant tout un bon divertissement dans lequel on s’amuse beaucoup. Le nouveau duo Will Smith/Josh Brolin fonctionne plutôt bien et on ne s’ennuie pas. Au final, très positif. 

MOONRISE KINGDOM

1h34 - Sortie le 16 Mai 2012

COMPÉTITION OFFICIELLE : FESTIVAL DE CANNES 2012

Un film de Wes Anderson avec Edward Norton, Bruce Willis et Bill Murray
Sur une île au large de la Nouvelle-Angleterre, au cœur de l’été 1965, Suzy et Sam, douze ans, tombent amoureux, concluent un pacte secret et s’enfuient ensemble. Alors que chacun se mobilise pour les retrouver, une violente tempête s’approche des côtes et va bouleverser davantage encore la vie de la communauté.

La Moyenne des Ours : 3,8/5

Le point de vue de Pépite : 4,5/5
Coup de cœur de la compétition cannoise cette année, Moonrise Kingdom enchante le spectateur tout du long. L'univers de Wes Anderson est ici à son apogée, regroupant comédiens fétiches, des nouveaux savoureux, cadrages "à la Anderson", histoire alambiquée, poésie du burlesque… Le jeu des comédiens, fabuleux (saluons notamment les jeunes acteurs dont l'interprétation touche au génie), sert une petite pépite cinématographique extrêmement sympathique, drôle et touchante. Moonrise Kingdom est, comme la plupart des films de Wes Anderson, un concentré de vie, d'absurde, de rire et d'émotion. Je vous le conseille cent fois !